Titre?

Adieu la vie, adieu l’amour….

Dans quelle chanson deja ai-je vu cette phrase, elle ne.cesse de me.trotter dans la tête.

…………………………………..

Mise à jour 28 juillet
Je suis épuisée de ma semaine mais j’avais promis une mise à jour suite à ma visite pneumo jeudi et chez l’onco vendredi. Ce sera court, alors si vous avez des questions posez-les, vous savez comme ça ne me dérange pas d’en parler.
Donc hier diagnostic : lymphangite carcinomateuse (épaississement du tissus des poumons) . Le pronostic n’est pas bon. Alors à venir cette semaine :
Lundi : traitement de taxol & Herceptin, (idem les 2 semaines suivantes)
Mardi : installation du lit électrique prêté par le CLSC, et autres outils pratico-pratiques.
Et j’aurais maintenant droit aux visites des infirmières à la maison pour les prises de sang etc et évaluation de ma condition. Heureusement j’aurais aussi de l’aide au ménage.
De plus, une vignette pour stationnement handicapé sera émise rapidement. Bonne chose puisque je ne me déplace plus qu’en chaise roulante, et à pied, je dois arrêter tous les 3 pas.
Voilà, ça ne me plait pas, mais c’est ma réalité et j’assume.

Escalader des montagnes

Suzanne et Chantal 1991  sur Mont Adams- Mont Washington en arriere
Je suis tombée sur un texte qui m’a jeté par terre. Très simple et si bien dit, que je me suis empressée de le traduire et de le mettre ici, même pas corrigé. Pourquoi? Simplement, parce que c’est d’actualité à chaque seconde de ma vie présentement, et cela fait aussi suite à une discussion commencée aujourd’hui avec une grande amie qui se prépare et s’interroge tout comme moi. Je ressens énormément de tristesse et de colère.

Le lien du texte original est dessous, et je m’excuse à l’avance des erreurs (de toutes sortes) qui ont pu se glisser, mais il me tenait à cœur de donner les grandes lignes rapidement.

……………………………………………..
 »
Dans un futur pas très loin d’ici, le dernier cancer sera vaincu, et même aujourd’hui une majorité ayant cet horrible maladie y survivent. Néanmoins, beaucoup succombent encore. Ce qui nous laisse avec une des questions de la vie des plus difficile. Combien de temps continuez-vous à vous battre lorsque la mort est certaine? À quel moment se débattre devient un espoir vain qui draine la qualité et crée seulement de la souffrance? Qu’est-ce qui fait que le combat vaut la douleur; quand est-ce qu’il faut laisser aller?

Ceci est une grande décision personnelle, pour laquelle chacun de nous dois décider seulement pour nous-mêmes. J’ai rencontré de jeunes gens qui face à la maladie incurable, ont immédiatement décidé que leur vie était terminée, et n’ont accepté que du confort et fait aucune tentative pour retarder le décès. J’ai connu de frêles personnes âgées, qui face à une maladie incurable ont demandé tous les traitements. Quel chemin est correct ou ne l’est pas? Je ne sais pas. Néanmoins, la certitude de ces décisions demandent que nous considérions ce futur, le mieux possible, avant que ces évènements se produisent.

Dans le discours avec les patients ayant une maladie chronique fatale, une image, qui semble aider, est d’escalader des montagnes. Si vous avez un cancer, vous devez faire face à une série d’évènements médical et émotionnels. Le premier sera les symptômes qui annoncent la maladie telle que la douleur, l’enflure ou le saignement. Le prochain évènement sera les examens afin de recevoir un diagnostique. Ensuite, le premier traitement. Chacun de ces évènements est une colline ou une montagne à gravir et elles se suivent une derrière l’autre.
Alors que vous avez franchi un col, et à peine reposé de cette escalade, en face de vous se dresse la prochaine colline.

Souvent l’ascension devant vous est plus difficile que celle a peine terminée. Vous devez y grimper, même si celle derrière vous a épuisé. Parfois il y a une grande vallée ou une plaine entre les montagnes, ou vous pouvez prendre du repos et refaire des forces. Pendant d’autres moments de la journée, les creux de la montagne tombent immédiatement dans la suivante. Quelques fois, vous atteignez le sommet, juste pour réaliser que c’était un mirage, et que le vrai sommet est encore plus haut.

Lorsque le cancer revient ou s’étends, les traitements peuvent demander plus de sacrifices. Les effets secondaires sont plus sévères, la perte de l’énergie si précieuse, le temps loin de la famille augmente, et l’opportunité d’une vie simple est retirée. Encore plus de montagnes se dressent devant vous.

Avoir une maladie à l’issue fatale signifie qu’avec le temps, les montagnes seront de plus en plus proches, et hautes, l’escalade plus ardue, et que le prix payé sera plus grand au dépends de votre corps et votre vie. Nous pouvons nous leurrer, que même si le cancer s’est étendu, si nous escaladons le prochain col de l’Himalaya, nous pourrons ensuite nous reposer. Mais, puisque la mort définie la vie humaine, à un certain point il y aura toujours une montagne qui sera si pentue et si difficile et causera tant de souffrance, que soit nous mourrons sur son sentier rocheux ou nous plongerons dans un ravin.

Je ne prétends pas savoir quand, pour chaque maladie, chaque personne, chaque vie, le temps est venu de retirer ses bottines et de s’assoir auprès du feu. La rangée des hautes montagnes me rappelle que le chemin suivi, à la fin de nos vie, est une balance entre se battre avec l’espoir, et le confort que nous trouvons en l’acceptation. L’analogie peut tester comment mesurer le choix entre le traitement et notre vie quotidienne. Pour chacun d’entre nous ce qui est important et donne un sens a notre vie, est équilibré avec ce que nous sacrifions.

La question est de savoir si nous aurons la sagesse de reconnaitre que le temps est venu de ne plus grimper, mais de se reposer dans la chaude vallée. Le sommet de l’Everest est une image pure et cristalline de crainte, de beauté et de puissance, mais pour la plupart, c’est un endroit imaginaire, là ou il n’y a pas d’air et ou le vent est froid comme la mort.  »
………………………………………………..

Voilà le lien :
http://sunriserounds.com/climbing-mountains/?subscribe=success#blog_subscription-2

Je remercie l’auteur de ces lignes, le Dr James C. Salwitz, oncologue et blogueur que je découvre ce soir. C’est une joie de parcourir ses textes.

Plus envie de me lever. Ou peur de me lever?

Difficile d’expliquer à quelqu’un que je fonctionne a l’envers.  L’excercice c’est la sante – pas pour moi. Bouger plus.m’affaiblir me traumatise, me tue presque.

Il y a un peu plus d’un mois je faisait le tour des promenades sans y penser.  Aujourd’hui, après 5 pas dans le stationnement je suis pliée, souffle comme une asthmatique bouche ouverte, salive à la lèvre. Et n’arrive plus a avancer, c’est un mur.  Je fais signe que tout va bien, je vais continuer à avancer.  Je franchis ce mur avec 3 autres pas qui me scient le ventres je dois encore arreter, souffler encore.comme une locomotive et attendre que la.plaque de douleurs au bas du dos me permette d’avancer.

Constatation: je ne peux plus sortir seule.  J’ai besoin de quelqu’un pour me pousser en chaise roulante, ou de faire executer mes emplettes par quelqu’un d’autre!  54 ans et je ne suis meme pas en chimio!

ET ÇA CONTINUE D’EMPIRER.

J’ai acheté la chaise roulante il y a 3 semaines … Pour les au cas ou, et les longues distances en vacances.  Finalement, ça les a sauvés.

À présent je sort de la.voiture, devant chez moi, lentement prends bien le.temps de souffler, monte tranquillement les 6.escaliers en palier,  en.arretant aux 2 marches et je suis encore pliee a l’interieur .

Au moins je peux encore prendre la voiture.  AU MOINS? OU EN SUIS-JE RENDUE!

L’oncologue ne voit rien, le pneumologue ne sait pas ce que j’ai, et me donne de la cortisone et hop on se voit dans deux semaines.  J’ai compris je dois passer par l’urgence cette semaine.

A suivre, mais pas trop vite, s.v.p.

Groupe de soutien  » Si-Fortes  »

Je me rappelle avoir dit: « Ou s’ont-elles? Il doit y en avoir d’autres comme moi! Je ne suis surement pas seule! »

Eh bien elles sont là maintenant, dans le groupe Si-Fortes. Et ce groupe dépasse toutes mes espérances. Elles ont éclairée la noirceur, comme un phare dans la nuit. Elles se tendent les bras, se soutiennent et surtout, elles se « disent les vrais affaires ». Elles parlent de maladie bien sûr, mais aussi d’autres sujets qui tiennent à cœur, tel la famille, le travail, les vacances…

C’est merveilleux. Quel dommage que ce soit la maladie qui nous ait regroupées. Ce petit groupe n’est pas enlaidi par la maladie, au contraire il est enrichi de force pure, à l’état brut, tant de force qui est dégagé par ces magnifiques femmes me remplis de joie et m’aide à me tenir debout alors que mon corps voudrais se tordre et s’éloigner. J’aimerais être une artiste et créer une œuvre qui vous démontrerais toute la reconnaissance que j’ai envers vous.

Merci les Si-Fortes!

*****
Voici les coordonnées pour celles qui désirent se joindre a nous: « Nous sommes un groupe de soutien pour femmes atteintes d’un cancer du sein agressif, avancé ou rare, des stades III et IV. Ici, c’est un endroit pour souffler, partager, échanger, s’informer, et s’entraider. »

Adresse du groupe par courriel : SI.Fortes@groups.facebook.com
Adresse du groupe sur le web : https://www.facebook.com/groups/SI.Fortes/

wowow superb

Retour sec, sec, sec. (partie 2)

Passé une belle journée avec ma fille… à tenter de refaire une beauté à mes plates-bandes. J’ai donc acheté quelques annuelles, une vivace, un laurier, un bougainvillier, de la terre, et une gros plant de tomates cerises.

Nous avons donc passé l’après-midi, au soleil à plus de 26 degré, à désherber, planter, rempoter et arroser. Ma fille a été formidable.

J’ai bon espoir d’avoir beaucoup de plaisir maintenant à entrer et sortir de la maison, à regarder par la fenêtre, et à voir les yeux souriant de ma fille vérifier tous les jours si de petites tomates sont prêtes à être cueillies.

Ce soir re-arrosage et demain on plante les quelques unes qui reste. Ce sera joli joli joli!

Starr_030418-0061_Bougainvillea_spectabilis

Retour sec, sec, sec. (partie 1)

J’ai eue de belles vacances. Agréables, chaleur et humidité était au rendez-vous.

246622

J’avais tout prévu, sauf un jardinier… personne n’a arrosé mes fleurs. J’ai perdu toute celles plantées cette année et aussi celles plantées l’an passé.

Même le dépanneur a de plus belles fleurs que moi! Deux ans d’efforts et d’espoirs ruiné en deux semaines.

Bien sûr ces fleurs ne sont pas la priorités dans ma vie. Mais c’est la première fois depuis 2009 que j’ai autant envie de m’entourer de belles choses, pour un futur proche. Pour lorsque je ne pourrais plus que regarder mon environnement à partir d’une chaise roulante ou d’un lit. Que je ne pourrais plus participer à la vie dites « active ». Je les attendais depuis ce printemps, pour les avoir choisies avec soins. Des fleurs et des plants qui attirent les papillons ou les oiseaux, bleues comme le ciel, jaune couleur soleil, et qui reviendrons chaque année sans trop d’efforts.

Alors que je tente aujourd’hui de réchapper quelques annuelles, je calcules mes efforts : 30 minutes debout ce matin à discuter avec une voisine qui est aussi ma belle-soeur, plus 3 heures branchées pour recevoir mon Aredia en intra-veineux par mon Powerport (Pac), si je prends 30 minutes pour arracher les mauvaises herbes plus 15 minutes d’arrosages… Je vais donc passer plusieurs heures demain à me demander si un jour j’irai mieux.

J’en ai déjà les prémisses qui me pincent le creux des reins. Ça je peux l’accepter, mais que le dépanneur du coin ait de jolie fleurs et que je sente une pointe je jalousie, ben zut alors!

*****

660