Réfléchissons aux modes de vie…

http://tvanouvelles.ca/lcn/infos/lemonde/archives/2014/06/20140601-215644.html

Les cancérologues ne se sont jamais déclarés aussi optimistes quant aux progrès dans la guerre contre le cancer depuis ces dernières décennies lors d’un congrès à Chicago en fin de semaine.

Mais selon eux, la science médicale seule ne pourra vaincre la maladie sans des changements dans le mode de vie de la population: http://bit.ly/1knLJZ0

Je comprends jusqu’à un certain point, en fait jusqu’à un certain âge, on accumule les bonnes et les mauvaises habitudes de vie, qui peuvent influencer notre bonne ou mauvaise santé…

On parle ici de modes de vie tel que le tabagisme (cancer du poumon), sédentarité (diabète), saine alimentation (maladie du cœur, diabète), etc…

Mais qu’en est-il d’une patiente de 27 ans?  Peut on dire qu’en si peu de temps elle ait accumulé suffisamment de mauvais modes de vie au point qu’elle se retrouve avec un cancer de stade IIIb?  Allons donc.

J’en profite pour saluer bien bas mes jeunes consœurs qui ont difficultés bien a elles a surmonter.

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Il fait beau ?

Voici ce que j’ai posté sur ma page Facebook hier matin :

« Enfin une belle journée! Je me suis levée seule, me suis habillée, ai préparé mon café et mon pilulier, et pendant que Mario se demandais encore ce qui se passait, je suis arrivée dans son dos avec ma perruque (qui me fait ressembler a l femme de Mario Dumont – Marie-Claude Barette-) toute une rigolade… Ça faisait longtemps que je ne m’étais pas fait dire que j’était jolie et que je paraissait plus jeune 😉 . J’ai bien hâte de voir la réaction de ma fille! « 

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J’ai subi la radiothérapie au cerveau et ses inconvénients (!? quel nom utiliser pour nommer ces miseres…) justement dans l’espoir de me gagner du temps de qualité, et enfin, je vois un rayon de soleil.   Je ne sais pas combien de temps je vais pouvoir en profiter, mais croyez-moi je vais profiter de chaque secondes.

Quelle belle journée j’ai eue effectivement.  On a acheté deux bleuetiers, un plant de tomates jaunes et rouges, j’ai acheté une robe de chambre, 2 jaquettes, 2 t-shirts, le tout soit a pieds, soit avec le gogo ou simplement le déambulateur.  On a terminé avec un repas au Vieux Duluth, je me suis tapée une assiette de crevettes géantes.

Je ne veux pas partir, je veux rester.   Je veux aimer, rouler en voiture, je veux voir Zara rouler des yeux dans l’espoir que je lui envoie la balle encore (et encore), je veux écouter les joutes du Canadiens. Je veux regarder la nature (les oiseaux, les roches, etc.).   Mais bon, la « vie » en a décidé autrement.

Demain Mario va coucher au chalet pour la réception et l’installation du cabanon samedi matin.   Il revient samedi en après-midi.   Ensuite, la semaine prochaine dès qu’il fait beau on va partir de bonne heure et aller passer la journée là-bas, quelle belle journée ce sera!

(DEBOUT, JE SUIS DEBOUT!!!)

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Le creux de la vague…

Ben voila, je vais mieux. Mais pour combien de temps ?  C’est une course.  De plus le clavier de ma tablette fais des siennes…

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Jai eue une super belle fete pour mes 55 ans. Ma mere mon frere et ma soeur sont venus, ma fille a plante mes fleurs eĺles sont magnifiques.

   Helas, le lendemain je suis tombee en diarhee, avec un lever dans la nuit assez epeurant tellemenet la tete me tournait rapidemenent. Probablement a cause du medicament longue duree omis la veille. Hier ca ete un peu mieux.

« Aide Atout »

sont passe et nous ont accorde 8hres de repis, ce sera super pour Mario pour se changer les idees.

J’ai mis beaucoup de temps pour taper ce texte de rien du du tout, cest assez frustrant, je ne sais quoi penser  je tape mais le texte napparait ulle apartl….

L’anniversaire d’un CIS, vue et ressentie par une amie…

Une de mes bonne amie (et belle plume) a posté ce beau billet sur Facebook, puisque je crois qu’elle ne m’en voudra pas de partager, je le fais avec joie.   À toi N.

………………….

Ca fait 2 ans aujourd’hui que le cancer inflammatoire du sein est apparu dans ma vie, en une nuit ! C’est une des formes les plus agressives du cancer du sein, avec un pronostic de survie plus sombre.

J’ai eu la chance d’être diagnostiquée tout de suite et soignée dans la foulée. J’étais déjà stade 3 sur 4 : c’est vous dire la fulgurance de ce cancer.

Si je me retourne sur ces 2 ans, je peux vous dire que j’ai apprivoisé mes peurs. Aucun sujet n’est tabou : la maladie, la déchéance, la mort, j’ai tout passé au microscope. Je ne m’en trouve que plus forte et sereine qu’avant d’être malade.

La vie est un miracle : je profite de chaque jour. J’ai enfin compris que je n’étais pas éternelle et qu’il ne fallait donc pas perdre de temps. Alors je me gorge de petits bonheurs divers et variés. L’écriture (une fois que j’ai récupéré des neurones ;-)), la musique et bien entendu l’humour ont été capitaux dans mon rétablissement.

Je vais lever ce soir un verre non pas à la santé du CIS of course mais à la vie, moi qui me voyais mourir quelques mois après.

La morale de cette histoire : arrêtez de vous prendre le chou pour des peccadilles ; profitez, regardez, écoutez, humez. Vous êtes en sursis ici-bas alors allez à l’essentiel.

Voici ma version du Monsieur de Thomas Fersen qui m’a été inspirée par cet anniversaire fatidique. Un petit bijou (je parle de la chanson de Fersen hein !) d’humour noir.

Mon coloc le CIS (Cancer Inflammatoire du Sein)
Ca fait deux ans maintenant
que je vis avec lui.
Il est discret ; tout le temps,
il se montre assagi.

Mais il ne faut pas se fier
à cette belle apparence.
Monsieur est particulier.
Il broie les existences.

Quand il vous a dans l’viseur,
c’est qu’c’est déjà trop tard.
Il progresse à 100 à l’heure
comme une veuve noire

Dans les mailles de son filet,
Il s’empresse de vous prendre.
Il vous déguste, tel un mets,
d’une mine gourmande.

Si jamais vous le croisez,
mettez-vous à l’abri.
Soyez hors de sa portée.
Armez-vous contre lui.

Car c’est un serial killer
nommé l’inflammatoire.
Aucune pitié dans son cœur.
Du vide dans le regard …

https://www.youtube.com/watch?v=Vk_yjXIny5w

Les surprises du cancer secondaire…

Quand on parle de peur et d’adaptation en voici un bel exemple.

…………………

Dealing With the Unexpected Side Effects of Secondary Breast Cancer

Posted: 08/04/2014 16:49

I thought I knew everything that could happen to me on this cancer journey. After all I’m on my seventh chemotherapy now, had radiotherapy twice, probably every scan currently available in this country, numerous infection scares and hospital stays. I’m coming up to my tenth ‘cancerversary’ and have been fighting this bugger on and off for a quarter of my life. So you can imagine my surprise when I woke on a Friday a few weeks ago with a funny eye, it felt very dry and grainy. Of course, when you’ve slept on that side and pressed your eye to the pillow, you know, when you have attractive red streaks on your face from the bedding, you can wake feeling that way.

However, when my mouth drooped and the whole side of my face felt paralysed, I knew this was more than just a funny eye. Due to a good advertising campaign that’s been running I immediately thought of a stroke and googled the symptoms; droopy face seemed to be the only one I was suffering from so what to do? Phone the Royal Marsden or phone A&E? I phone the Royal Marsden and they advised for me to come down immediately, I contemplate going to A&E but the Marsden are confident they can get me on an MRI machine faster and if it is a stroke they will send me down the road to the local A&E. I hop in a taxi and phone my best mate who thankfully is free and can meet me there. When you live on your own, you need to track down someone in your care circle so they know when these things are happening and can disseminate information to other friends and family as needed.

I get to The Royal Marsden and phew, my best friend arrives. I am on an MRI machine immediately after my blood is taken. Great yet another MRI and only two weeks after the last one on my head! However, the staff are so friendly and I’m such an old hand with this that I know where to go in my head so I don’t feel too stressed out. Back over to the ward I wait to see the doctor. Thankfully, I only have to wait an hour before I’m in the consultation room to hear the initial results. It’s not a stroke and there are no tumours in my head.

Out comes a big sigh of relief… but… then… what is it? It turns out I have Bells Palsy, a condition that causes temporary weakness or paralysis of the muscles on one side of the face and probably caused by an infection given my rockingly low immune system. The doctor puts me on steroids straight away and sends me home to rest. Righto, I’ve got a whole taxi journey home to search on my phone and find out more about Bells Palsy. It seems I’m on the right treatment and due to the speed of my having symptoms to my first dose of steroids only being five hours, this is a good start for me. While some never recover most get at least some movement back and the majority regain full use of their face.

I rest all weekend and see my oncologist on the Monday. Already the very first signs of improvement can be seen. My oncologist is super relaxed about it and says that any infection I’ve had throughout my life could pop up now as my immune system has been so battered for so long…

Okay, I’m confident that things will get better but also utterly depressed that it’s yet another thing I have to deal with. The Bells Palsy was having a big impact on my life; I was wearing an eye patch as my eye was so dry from where it wasn’t closing to blink and I was taping my eye closed at night so I can sleep. I had to hold the left side of my mouth to talk and eat as it didn’t move at all. The thing I love to do so much, smiling, was out of the question, it was all super lopsided… In fact I’m someone who is very animated with my face in general and when half doesn’t move it makes me look very strange.

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Emotionally it’s had a much worse effect, I just felt like I couldn’t win and almost every day bought some new bad news or medical mishap. There is only so much a person can take and it does seem like I’m being tested constantly. Each time I find a way to cope but will there be a time when I can’t cope anymore? It didn’t help that I was feeling awful from the cancer, awful from the chemotherapy and awful from the infection causing my Bells Palsy. Bed was the best place for me to be from an emotional and physical point of view so I hid away and waited for these things to pass.

I did have some help though as my stepmom arrived and cared for me for 10 days. She made sure I got three meals a day to help with the rapid weight loss due to the cancer in my liver and ensured I could rest fully to get a bit better and on my feet a bit more.

Thankfully with a big dose of family love from my stepmom, over the next few weeks things slowly improved and four weeks later I’m back to normal and just a little annoyed by my half numb chin and lip. The funny thing is that doesn’t annoy me half as much as it did before!

But if I rewind to that appointment with my oncologist, it wasn’t the best meeting, in fact it was quite a stark reminder of this journey and I’ll tell you more in my next blog.

For more information on Secondary Breast Cancer, please visit http://www.breastcancercare.org.uk/secondary

Follow Ismena Clout on Twitter: http://www.twitter.com/iswhiz

Quel réveil! et des nouvelles…

Samedi le 12 avril

Ce matin j’ai eue la grande joie d’entendre un cardinal d’époumoner a siffler et chanter sa tirade a 7 notes, je crois aussi qu’il n’était pas seul à chanter son amour au soleil, c’était merveilleux!

Je me sens pleine d’énergie, prête a me lever, à ranger ma chambre et de très bonne humeur, tout ça a 7hr du matin. Quelques minutes plus tard bien sûr,rien que le mouvement pour me mettre en position assise m’a mise hors-souffle, mais j’ai l’habitude et je gère. Je sais aussi que cette bonne humeur est due au Decadron qui remplace la Prednisone.

………………….

Je vais tenter de faire court car aujourd’hui nous sommes déjà mercredi le 16 avril. Mon ordi me donne de plus en plus de fil a retordre, particulièrement WordPress. Je m’excuse de suite pour les fautes de frappes, c’est tellement long et frustrant, je vais taper et corriger à la fin seulement.

Eh bien voilà au dernier scan ils m’ont découvert 7 nouvelles métas, au niveau du cerveau dont 1 située dans les méninges, et je crois bien que c’est elle qui m’occasionne tant de problèmes pour l’instant. J’ai entre autre perdu mon après-midi couchée sur une vague de nausée. À chaque seconde je me croyais mieux et c’était plutôt le contraire. Pas une nausée habituelle, pas une douleur abdominale habituelle, non rien n’était normal. Depuis déjà une couple de journée que je pars sur des vagues de ce genre, aujourd’hui c’était juste pire.

Comment ça a commencé – ou comment ce sera traité – par quoi je commence pour faire court… Allons-y par la fin, mardi le 22 avril prochain j’ai le 1er traitement de radio-thérapie qui s’étalera sur 5 jours (le dernier étant le lundi suivant). Ce n’est pas très long en soi, c’est l’effet que cela aura de façon « temporaire » qui m’inquiète. L’enflure causée augmentera les symptômes que j’éprouve déjà, et ce pour au moins 2-4 semaines, comment vais-je supporter cela? Je ne sais même pas comment je vais attendre jusqu’à mardi prochain. Je ne parles plus d’une petite peur ici, j’y reviendrai.

Et pour comment ça a commencé, ce sont mes infirmière du CLSC (palliatif), la 1ere qui ne m’avait pas vue depuis 6 mois m’a demandé si je n’avais pas remarqué une certaine aphasie, ma foi j’étais tellement contente que qq’un le remarque que la suite m’a tout de même inquiétée un peu moins. Un problème connu est déjà à moitié réglé dans le fonds… Puis quelques heures plus tard l’ergothérapeute que j’avais vue il y a 2 semaines m’en a reparlé, la table d’hôpital qu’elle m’apportait à peine posée, elle m’a dit qu’elle avait remarqué une différence lors du message que je lui avais laissé et qu’elle le constatait encore plus de vive voix. C’est elle qui m’a fait remarquer la main droite posée sur mon genoux alors que la gauche s’activait.

Ceci explique cela, c’est la raison du bruit dans ma tète (comme après la piscine) qui dure depuis 1 mois, ma fatigue à lire, a écrire, a me corriger, bonté que mes doigts sont raides! Je n’énumérerai pas les symptômes que j’ai ce serait trop long et fastidieux, et j’ai vraiment pas envie de me plaindre.

Au niveau du scan abdo/thorax/pelvien tout semble assez sous contrôle avec même peut être une légère diminution. Par contre je suis bien plus essoufflée, je ne marche déjà plus, alors là je suis au ralenti. Je ne peux plus me lever sans aide du à la cortisone qui a affecté les muscles longs de mes cuisses.

J’écris tout ça alors que je suis dans un répits, avec la peur constante que mon ordi ou mon corps me lâche avant d’avoir terminé. Ouf, j’ai gagné, yeah!

Donc hier j’ai rencontré le radio-onco, on a fait le tour du positif et du négatif (entre autre perte des cheveux – au secours), et aujourd’hui le masque a été fait ainsi que le calibrage (l’imagerie pour le calcul).

Je vais donc essayer de me reposer si mon corps m’en donne l’occasion. Je suis bien contente, j’ai retrouvé mes foulards, chapeaux et perruques que j’avais mise de coté pour la SCC, car il parait que ca va prendre le double de temps a repousser.

Bon j’arrête ici, question d’essayer d’informer un peu ceux et celles qui veulent des nouvelles. Et ne vous inquiétez pas si je suis un certain temps sans donner de nouvelles.
…………….

En attendant une photo avec mon masque, en voici une pour donner une idée.
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S’étouffer et avoir peur

Pour la 2e fois cette semaine je me suis étouffée.
Et pas qu’un peu… beaucoup. Jai vu des étoiles, des galaxies d’étoiles.

Un grain de riz, un morceau de mie de pain, une goutte de salive…

Le seul plaisir qui me restait m’est retiré d’une étrange façon. Tout comme le plaisir d’écrire me l’est de par le touches qui ne fonctionnent plus sur mon ordi.

Alors demain lundi l’inhalo viens a la maison et j’espère qu’elle pourra trouver c’est quoi le problème et pourra le régler.

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Regardez l’enregistrement vidéo « Cancer Progress Report 2013 – Kim Alexander » sur YouTube

Cette semaine je tenterai ma dernière carte,  aucune idée si ça peut m’aider a aller un peu mieux,  mais çà peut difficilement être pire,  car si je ne fais rien,  je meurs. (dans tous les cas je meurs anyway).

Je vais donc faire quelques appels rencontrer mon oncologue, puis partir en vacances.

En espérant que tout soit en place à mon retour.

…  Je passerai tout près de chez mon amie Kim au Tenesse qui n’a de cesse de me convaincre de trouver moyen  de recevoir le Kadcyla et on comprend pourquoi ici : http://kim2013

La 6e Conférence pour vaincre le cancer aura lieu début avril 2014

http://www.conferencecancer.com/programmeaffiche-conf-2014-FR

À cette conférence, il y aura « Le patient partenaire : un virage essentiel au sein du système de santé »
Le virage patient-partenaire présenté par Vincent Dumez, directeur, Bureau facultaire de l’expertise Patient Partenaire, Faculté de médecine Université de
Montréal (UdeM) − délégué expérience patient, Centre hospitalier universitaire de Montréal (CHUM)
…N’est-ce pas merveilleux?

De plus, j’ai eue l’immense surprise cette semaine de lire le blogue de Dr Vadeboncoeur (Les Docteurs) qui est justement axé sur ce sujet. Dire qu’au début de la semaine, j’ai déchirée une page brouillon que j’avais préparé à son attention en me disant que ça avait pas de bon sens de lui demander son avis ou son aide qu’il devait avoir bien d’autres chats à fouetter (ouf, quelle expression).
Je ne sais pas ou tout ça peut mener, mais je sens que l’avenir est là.
http://www.lactualite.com/blogues/le-blogue-sante-et-science/et-maintenant-place-aux-patients/

En tant qu’initiatrice du premier groupe de support au Québec pour les femmes ayant un cancer du sein stade III ou IV, je voudrais que l’information francophone circule, soit lue et comprise par les membres du groupe et quelle soit retransmise ensuite aux proches (famille et amis).

Pourquoi pas, je sens que c’est possible. Nous avons simplement besoin de recevoir de l’information (fiable et vérifiable). Puisque nous nous retrouvons dans un groupe pour échanger, c’est que nous ne recevons pas cette information ou si nous la recevons, elle est tronquée et nous avons besoin d’un complément.

Besoin aussi du point de vue d’autres patients qui « sont passé par là » ou qui sont « dans le même bateau » est aussi important afin de briser la solitude et aider à mettre des mots sur des nouvelles émotions ressenties et vécues.

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Aventures d’un jeudi matin

Aventures d’un jeudi matin.
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En me réveillant j’ai su que ce serait pas la grande forme. Mais il me fallait pousser la machine car j’avais rendez-vous avec l’oncologue et j’y allais … seule.

20 minutes plus tard, la nausée m’avait tellement prise que je décidais de ne pas aller à ce foutu rendez-vous. Conduire en pleine heure de pointe et stationner passe encore, mais sortir le déambulateur et monter (il y a une grande cote) je ne m’en sentais pas la force. Je me disais que je n’avais qu’à passer un coup de fil à mon infirmière pivot lorsque justement, le téléphone a sonné. C’était mon chum qui m’avertissait qu’il avait mon trousseau de clé dans ses poches, au travail (à Montréal), il me conseillait de trouver le 2e set de clé d’auto. Hélas, j’ai vidé le tiroir et pas de clé de Hyundai.

Un autre 30 minutes plus tard alors que j’avais accepté l’idée de passer ma journée sans voiture, je me suis rappelé de ma 3e clé et bingo, je retrouvais ma mobilité … ma fille aussi. J’ai donc été la reconduire à l’autobus, puis ai bouffé mon petit-déjeuner au resto et finalement ai été chercher mes ptits trucs à la pharmacie près du resto, ou, debout, je réalise que je vais devoir me brancher sur l’oxygène, tellement je ne vais pas bien. Je n’aime pas ça mais sur le coup, ça ma propulsée au nirvana, je ne pensais plus qu’à ça – une dose d’oxygène.

Je reviens à la maison pour me retrouver en haut des escaliers, face à ma porte, pratiquement pliée en deux, respiration bruyante, et … embarrée dehors! Ma fille avait barré sans réaliser que je n’avais pas ma clé de maison. Mon beau-frère et ses3 grands enfants habitent à coté et ont une clé de secours, mais bien sur, niet personne n’est là, et je ne marcherai surement pas jusque là pour le vérifier.

Essoufflée des quelques escaliers et fatiguée d’être restée debout à la pharmacie je me demande quoi faire, je suis pliée en deux et souffle comme une machine. Si la dernière personne à sortir le chien n’a pas barré la porte patio à l’arrière, je peux entrer par là.

Alors je descends et commence à marcher dans la neige qui heureusement a durcie au point que c’est presque de la glace. Le nez me coule déjà, mes doigts sont déjà gelés, mais je vais y arriver – je vais y arriver que je me répète. Ah mais qu’est-ce que je vais me brancher sur l’oxygène, ah ça que oui!

J’arrive à la clôture qui m’arrive à la hauteur de poitrine, passe la main par dessus pour libérer la loquet… qui reste fermement ancré à sa place. J’y met plus de force, encore et encore… jusqu’à ce que plop elle se relache! Je pousse la porte en me disant que je dois décidément offrir un foutu drôle de spectacle et bam la porte, elle, n’ouvre que de 5 pouce et reste prise dans la neige.

Je la secoue, encore un peu, puis beaucoup plus. Elle ne bouge pas c’est dans la glace qu’elle est prise. Alors je sors les grands moyens et tape du pied à l’endroit désiré, un peu et puis beaucoup plus. Je la secoue de désespoir… et dans cette frénésie, la referme sans le vouloir, merde!

Bouche toute grande ouverte pour aspirer l’air, courbaturée car mon thorax n’en peux plus d’essayer de s’ouvrir, je recommence a secouer et taper du pied en regardant le peu de chemin qu’il me reste avant la maison et tente de calculer si je pourrai m’y rendre ou si l’on trouvera mon corps gelés sur le bord de la porte patio.
Je décide de tenter le tout pour le tout et de passer dans l’espace que me laisse la clôture, quitte à déchirer mon mateau, je calcule rapidement que je suis prête à payer cela. Je m’y « glisse » et oui, j’y arrive finalement.

Je respire tellement bruyamment que je me fais peur, et je suis obligée de trainer mes pieds à chaque pas en direction de la maison. Et je monte les 4 marches menant a la porte-patio. Un court souhait pour que la porte s’ouvre, je lève les bras agrippe le rebord et tire. Rien ne bouge. Je ne saurais dire ce qui était le plus bruyant, ma respiration ou mes sanglots entrecoupé de reniflements. La colère m’a donné un boost, et j’ai tiré un grand coup a nouveau… et me suis retrouvée sur le plancher de la cuisine.
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Sauvée que je me suis dis. Je me suis débarrassée de mes bottes et manteau, et en mettant mon petit sac de la pharmacie sur l’ilot de la cuisine, quelle surprise de me rendre compte que le sac s’était déchiré, et que j’avais semé dehors entre la clôture et la porte-patio des tubes de pate a dent, une brosse a dent et je ne sais plus trop ce que contenait le sac… Peu importe pensais-je, je suis vivante et j’ai besoin d’oxygène!

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Direction le salon, et en passant je ramasse le tuyau (25 pieds de long) relié a la machine, appui sur « ON » écoute le bruit de va et vient de la machine jusqu’a ce quelle atteigne 2 comme elle est sensée puis déroule le tuyau jusqu’au sofa. Le technicien est passé la semaine dernière pour en faire la maintenance et je ne l’ai pas utilisée depuis, alors c’est pas le temps d’avoir de mauvaises surprises. Je m’effondre littéralement dans le sofa, et tente de calmer ma respiration.

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Voyant que c’est trop long, je déroule le tuyau pour me l’installer le plus rapidement possible. Et au bout du tuyau… rien, un embout vide. Les embouts qui devraient aller dans les narines ne sont pas là (ou je les avais laissé). Je me relève et retourne a la machine, pour trouver l’embout dans un sac accroché à la machine- ouf! Je retourne m’assoir et installe l’embout après le tuyau, et soudain je réalise… La machine fonctionne, mais aucun air ne sort du tuyau même après vérification, sauf que… en ramenant le tuyau vers moi je vois qu’il n’est pas relié à la machine mais traine simplement par terre.

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Retour à la machine et combat entre l’embout et mes doigt gelés et engourdis de neuropathies, puis victoire! Je retourne m’affaler dans les bras du sofa, installe l’oxygène dans mon nez, attrape une couverture, et enfin je peux laisser libre cours à mes émotions – en tentant de ne pas penser à mes ongles d’orteils qui en ont pris pour la peine, ils vont tomber plus rapidement que prévus…

Mais pas tout de suite, puisque deux minutes plus tard, je dormais profondément.

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Méli-mélo de mémoire

Reconnaissance

Alors que je disais quelque chose du genre « … après tout je me suis rendue jusqu’ici sans trop de dommages… », mon oncologue s’est mise à me dire combien elle trouvait qu’il était important de me dire combien elle me trouvait forte, que patati et patata…

En sortant du bureau j’ai dit à Mario combien je regrettais de n’avoir pu enregistrer cette tirade, je ne me rappelais déjà plus de rien tant j’étais sous le choc!
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Émotions d’homme

J’ai eu un accrochage je ne sais plus sur quel sujet avec mon conjoint. L’évènement passé, je vais le retrouver et l’on s’excuse mutuellement, je me rends compte en meme temps qu’il me faut en ajouter et tout en le prenant spontanément dans mes bras j’ajoute: « J’en profite aussi pour m’excuser à l’avance, et aussi pour les erreurs commises auparavant et que je n’aurais jamais assez de temps pour me faire tout pardonner toutes les erreurs (30 ans de vie commune, c’est long) »

Je me rends compte de tout ce que je n’aurais jamais le temps lui dire, alors bien sur les émotions remontent encore plus, et tout à coup miracle, je sens un écho chez lui. Je pense me tromper et pourtant, non.

Quelle ne fut pas ma surprise de l’entendre me murmurer tout en sanglotant : « Ce n’est pas de ta faute, ce n’est pas de ta faute… »
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Reproches…

Les médicaments me rendent malade.
La chimio me rends malade.
Un verre de vin me rends malade.
Mélanger un et l’autre peut aussi me rendre malade.
Je suis déjà tellement fragilisé par la maladie…

Alors je fais attention, très attention. Mais pas suffisamment faut croire.

La veille de la St-Valentin, frustrée par la discussion au sujet de la facture (pourtant pas salée) qui n’en finissait plus, j’ai dit à mon conjoint qu’il pouvait passer à autre chose et il l’a mal pris.

Je n’ai pas relevé, qu’il chicane pour un 2 dollars de taxe, c’est sa vie qu’il ruine à présent alors j’ai laissé filer. Mais quelle n’as pas été ma surprise de me faire dire que « désormais » je « supportais mal » le vin! Et, que je devrais penser à l’éviter à l’avenir.

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Qualité de vie… et pourquoi pas « Qualité de mort »

On entends souvent parler de la qualité de vie, mais aujourd’hui surprise! J’ai entendu parler de la qualité de mort. Quel plaisir que d’entendre nommer ce dont je parles en sous entendu depuis si longtemps.

Alors pour avoir cette qualité de mort, l’améliorer même, (et ça peut être à la maison comme à l’hospice), il nous faut subvenir à ces 3 besoins.

1. Soulagement de la douleur et autre soins médicaux de support,

2. Support psychologique et spirituel pour vous et votre famille,

3. Aide avec les taches quotidiennes telles que donner le bain et l’habillement.

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4. Et j’ajouterai l’amour, du conjoint et des enfants, de la famille immédiate… même l’amour du chien ou du chat sera apprécié.